Illumination

7122011

    

J’évolue péniblement parmi les entraves

D’un beau tunnel de ténèbres réconfortant.

   Mon corps est retenu, tel celui d’un esclave

   Par des lianes épineuses, me lacérant.

  

Mon fluide s’efface de mon enveloppe.

   J’avance en souffrant et je me sens alors léger.

   Cette lueur qui m’attire se développe,

   Ma route est aisée, mais mon cœur est rongé.

  

La lueur dissipe la nuit de mon âme.

   Sa chaleur m’apaise, elle devient lumière,

   Mon corps se libère : il retourne à la poussière.

  

J’atteins l’illumination, comme tout quidam,

   Quittant un palais ou le plus bas des taudis,

   Au-delà de cet Enfer qu’est le Paradis…

  

                            A.V. (2001)

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Cruelle Éternité

27112011

Le crépuscule enfin vaincu

  Je me relève, tel une ombre,

  Une âme errante dans les rues,

  Évoluant dans la pénombre.

*

La nuit, pleine et sinueuse,

  Éclaire la ville endormie

  D’un éclat de lune gibbeuse.

  *

L’apparence fantomatique

  De ce doux moment d’accalmie

  Est sacrée, telle une relique.

  *

Je repasse devant mes yeux

  Le bonheur d’une vie perdue,

  Une vie enfuie vers les cieux,

  Une mort qui ne m’était due…

*

Un profond remords me traverse

  Et j’éprouve une sueur froide :

  Sur moi déferle une cascade,

  L’eau si glaciale de l’averse.

*

Tel un fauve à l’affût, je guette

  Ma proie au cœur de la tempête,

  Je la saisie et bois son sang.

*

Mais qui m’apporte cette paix ?

  L’innocent dont je me repais,

  Ou ce remords me meurtrissant ?

*

D’anéantir autant de charmes,

  Mon âme est noyée de tristesse.

  La pluie tombe tout en finesse,

  Se mêlant au flot de mes larmes…

 

                                      A.V. (2000)

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Les Morts-Rêvants

27112011

Le soleil s’assombrit, virant au vermillon,

Abandonnant le bleu au pourpre du ciel.

Il tombe lentement, se meurt à l’horizon,

Annonçant le retour proche des Immortels.

*

C’est en ce sombre instant que tous les Morts-Rêvants

Daignent sortir de leur diurne nuitée,

Et ainsi toutes les nuits poursuivant

Le parcours incessant de leur éternité.

*

Sur un doux lit de soie le jour dissimulés,

Mais, grâce à leur splendeur, la nuit, adulés,

Les mortels leur prêtent des intentions immondes

*

Car, de l’humanité, étant les prédateurs,

Ces sur-êtres, rêvant d’une non-vie meilleure,

Sont les puissants maîtres de ce nocturne monde.

*

                            A.V. (1997)

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De vie privée

1092009

Merveilleuse nature, douce et florissante, 

Ornement céleste et empli de doux parfums, 

Rêvassant, dans une lueur d’un blanc divin, 

Soulevant tes pâles yeux bleus, tu es souriante. 

*

Vois-tu émaner des gens les beaux sentiments ? 

Inconsciemment, tu perçois certaines couleurs, 

Tant de joie, d’indifférence, ou bien de malheur, 

Allant s’évanouissant, tel un pressentiment. 

*

Ne sens-tu pas cette terrible lassitude, 

Oppression n’ayant d’égal que ta solitude ? 

Nul ne te vois, tu es seule avec tes remords. 

*

Et tu passes à travers l’ultime cloison, 

Seule, au-delà de la vie et de la passion, 

Tu entres, désormais, dans le monde des Morts… 

A.V. (1999) 

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